Le sionisme en Palestine / Israël :

fruit amer du judaïsme

 


Résumé


Dans l’état actuel des choses, ni la violence, ni la non-violence ne peuvent avoir raison de l’entreprise sioniste !

La violence... ? Une juste guerre menée au nom de la justice bafouée comme celles de 1948, 1967 et 1973 ne peut être gagnée, compte tenu de la disparité des forces en présence ; quant aux actions terroristes atteignant des civils, elles sont toujours à la fois inadmissibles et inefficaces.

La non-violence à la manière de Gandhi ou de Martin Luther King ? Elle est nécessaire mais ne saurait être suffisante. Une donnée unique dans l’Histoire de l’humanité est à prendre en compte : l’accès à la démocratie pour les non-Juifs est lui-même verrouillé. Une résolution des Nations Unies, toujours en vigueur depuis 1947, a créé et légitimé - quelle que soit l’évolution démographique - la domination définitive d’une « race » d’hommes au sein de la Palestine historique ; un second verrou, interne celui-là, sous forme de Lois, est venu compléter le premier verrou : l’État en question se veut un État « juif »,  « pour les Juifs », « pour toujours » avec Jérusalem comme « capitale éternelle ».

Le conflit suscité par la Bible depuis un siècle est de ceux qui ne s’épuisent pas comme se sont épuisés, avec le temps, nombre de conflits historiques. Aux mythes bibliques répondent ici les mythes coraniques. Pour une partie notable du monde musulman, les agressions et les persécutions caractérisées que subissent, depuis plus d’un demi-siècle, les musulmans de Palestine de la part des Juifs, sont vues comme une confirmation des versets du Coran suivant lesquels les Juifs sont fondamentalement mauvais. Aux conséquences dramatiques des mythes bibliques viennent s’ajouter secondairement celles suscitées par les mythes coraniques. Pour un conflit auto-entretenu qui peut devenir planétaire…

 

C’est ainsi que face

- à une telle situation déroutante pour tous ceux qui n’ont pas saisi la spécificité du conflit palestinien ;

- à un État défiant impunément, depuis plus d’un demi-siècle, les nations qui l’ont créé et les organismes internationaux de défense des droits de l’homme,

- à un État qui ne respecte pas les règles du droit international et fait peser une menace sur la sécurité collective,

- à un État non amendable par lui-même,

- à un conflit où le rapport de forces n’a jamais été aussi inégal et la désespérance apparemment aussi fondée,

 il n’y a, a priori, pour les Palestiniens et leurs représentants confrontés à un problème insoluble, qu’une réponse « raisonnable » : le suicide.

 

Pourtant cette réaction n’est pas de mise : il faut tenir pour certitude qu’Israël, fruit d’une « erreur historique » est un « accident » de l’Histoire, et comme le recommandait Sénèque « tirer courage du désespoir ».

 

Les données essentielles, qu’il convient d’avoir à l’esprit dans le très long combat à mener, sont pour nous les suivantes :

 

1) – L’État juif, Israël – fondé sur des données religieuses, né dans le mensonge et l’injustice, raciste et ségrégationniste par nature  –   n’est pas compatible avec la paix ;

 

2) - La tare principale de l’idéologie sioniste que le judaïsme a engendrée est la Séparation (l’Apartheid) des hommes en deux communautés : les Juifs et les non-Juifs ;

 

3) - Ce racisme est foncièrement  différent des autres racismes de l’époque moderne

Le racisme anti-Noirs des États-Unis auquel faisait face Martin Luther King (pour évoquer un combat particulièrement exemplaire) comme le furent les autres racismes d’un passé récent: racisme des colonisateurs, racisme hitlérien, racisme anti-Noirs d’Afrique du Sud…, indépendamment de leur plus ou moins grande malignité sur le terrain, étaient, quant à leurs racines des racismes de type banal, sommaire, primaire, « naturel ». Le racisme inhérent au judaïsme, lui, est structuré et développé à partir d’éléments religieux à la fois scripturaires et sacrés. C’est dire qu’il est « culturel » au sens le plus fort du terme et pérenne. Le mythe biblique du Peuple élu /Terre promise conjoint au mythe messianique et la loi fondant la judéité sur le sang, en sont les fondements essentiels.

Il est différent aussi des autres, en ce sens que, véhiculant la notion de race au sens propre, il va automatiquement de pair avec un racisme opposé (appelé malencontreusement « antisémitisme ») dans un processus en cercle vicieux.

 

4) - Cette forme de racisme - en tant que notion, concept ou expression - est largement ignorée en ce début de XXIe siècle. Son étude, son analyse, dans le cadre d’une remise en cause du judaïsme, est une priorité.

 

5) -  Un État palestinien souverain, libre, indépendant à côté d’un État juif dans la Palestine historique est un leurre : en raison de son idéologie, l’État sioniste d’Israël ne peut concevoir cet État ; au nom de la justice et de la dignité humaine, la Résistance palestinienne ne peut s’en satisfaire.

 

 6) – En dehors de la non-violence et de la magnanimité, les valeurs-guides pour la réconciliation et la paix dans un État pluriethnique unique – où les uns continuent à vivre dans leur « Terre sainte » aux côtés de ceux qui se sont succédé dans la continuité des générations -  sont la démocratie et la laïcité.

 

C’est dire que la Palestine historique - pour aller en direction de l’Utopie démocratique, voie longue, difficile mais enthousiasmante - attend ses Libérateurs, libérateurs des Juifs et des non-Juifs, victimes, les premiers depuis deux millénaires, les seconds depuis un siècle, des mêmes éléments pervers du judaïsme.